Sur place, plusieurs organismes étaient présents pour expliquer ce qu’ils offrent. Pendant deux heures, les intervenants se sont succédé pour présenter leurs services et répondre aux questions. Ce qui ressort des échanges est assez simple : des ressources, il y en a. Mais beaucoup de personnes ne savent pas toujours qu’elles existent, ni comment y accéder. Pour plusieurs participants, l’atelier a permis de faire le tri. Où aller? Qui contacter? Par quoi commencer? Autant de questions qui trouvent rarement des réponses en un seul endroit.
Il faut savoir à qui parler
Au fil des présentations, un message revenait souvent : avoir des services, c’est une chose, mais savoir comment les utiliser en est une autre. Les intervenants ont insisté sur l’importance d’être bien orienté dès le départ. Plusieurs jeunes immigrants arrivent avec des idées, des compétences et de la motivation. Mais sans repères clairs, il devient difficile d’avancer.
Un parcours qui parle
Parmi les moments marquants de l’atelier, le témoignage de Joel Bikakala, fondateur de BK Hair Salon, a retenu l’attention. Il a partagé son parcours d’entrepreneur à Sudbury, avec ses défis et ses apprentissages. Son message était simple : «Il ne faut pas seulement attendre l’emploi. Il faut aussi apprendre à créer des solutions.» Dans une réalité où l’accès à l’emploi peut prendre du temps, ce type de parcours montre qu’il existe d’autres voies.
Des découvertes concrètes
Dans la salle, plusieurs participants disaient repartir avec une meilleure idée des possibilités. Un participant, installé à Sudbury depuis trois ans, l’explique ainsi : «Ça fait trois ans que je suis ici, mais aujourd’hui, j’ai découvert au moins sept organismes que je ne connaissais pas. Je ne savais même pas qu’ils pouvaient aider à lancer un projet.» Ce genre de réaction en dit long. Les ressources sont là, mais elles restent parfois invisibles pour ceux qui en ont le plus besoin.
Un premier contact qui peut faire la différence
En réunissant plusieurs organismes au même endroit, l’atelier a permis des échanges directs, sans intermédiaire. Pour les organisateurs, ce type de rencontre peut servir de point de départ. L’idée est de créer un lien, puis de permettre un accompagnement plus concret par la suite. À travers cette initiative, un constat se confirme : à Sudbury, les ressources existent. Le défi est surtout de les rendre plus accessibles et plus visibles.