La moitié de cette somme, soit 1 082 272 $ sera versée à l’Université de Hearst pour la réalisation d’un projet qui vise à accompagner les étudiantes, étudiants et diplômés internationaux de l’université qui souhaitent s’établir au Canada. Il propose un programme volontaire intégré au parcours universitaire, structuré autour d’un ensemble d’activités pour rendre accessible de l’information claire et adaptée sur les voies d’immigration francophone et les étapes menant à la résidence permanente.
Le programme combine des activités d’information, un appui pratique pour la transition vers le marché du travail, un accompagnement personnalisé selon les objectifs de chaque personne, ainsi que des occasions d’intégration comme des stages, du mentorat et du bénévolat. Ce projet veut contribuer à renforcer la rétention des talents francophones dans le Nord ontarien.
Une campagne internationale
Un deuxième projet, d’une valeur de près de 300 000 $ versés à la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) a pour objectif de mener une campagne internationale visant à informer les personnes d’expression française des possibilités d’immigration et d’établissement en français au Canada hors Québec. Le projet met en valeur la vitalité des communautés francophones et acadienne et fournit une information fiable pour contrer la désinformation. La campagne combine des webinaires, une présence numérique renouvelée et des contenus vidéo accessibles, incluant des capsules explicatives et des miniséries immersives présentant le quotidien de personnes immigrantes. Fondée sur une approche inclusive « par, pour et avec » les communautés concernées, l’initiative mise sur des témoignages authentiques pour aider les futurs immigrants à se projeter dans une vie en français au Canada, promouvoir le bilinguisme et comprendre de manière transparente les défis et les possibilités liés à l’immigration.
Le ministère investit 159 562 $ dans un projet mené par le Conseil des technologies de l’information et des communications (CTIC) qui vise à repérer, à l’échelle internationale, des bassins de talents bilingues en technologies de l’information et des communications (TIC) et à proposer des stratégies pour attirer ces travailleurs au Canada. Cette initiative contribue à répondre aux besoins croissants en main-d’œuvre bilingue dans le secteur des TIC et à soutenir la dualité linguistique du pays. En collaboration avec le ministère, des partenaires de l’industrie et des intervenants francophones, le CTIC analyse les tendances mondiales, évalue les besoins du marché canadien et recommande des approches de recrutement efficaces. Les travaux portent notamment sur l’identification de régions où se trouvent d’importants bassins de talents bilingues et sur l’analyse des professions TIC qui nécessiteront le plus ces compétences au cours des prochaines années.
Un microcertificat en gestion de l’immigration francophone
La ministre Diab a également souligné le soutien supplémentaire accordée à l’Université de l’Ontario français, qui recevra jusqu’à 575 000 dollars sur trois ans dans le cadre du Programme d’établissement afin de mettre en place un microcertificat en gestion de l’immigration francophone destiné à préparer la prochaine génération de professionnels travaillant dans le secteur de l’établissement francophone. Ce projet vise à renforcer les capacités du secteur de l’établissement et à soutenir la vitalité des communautés francophones et acadienne partout au Canada.
«Je suis fière d’annoncer ces investissements pour soutenir l’immigration francophone en cette journée symbolique soulignant la francophonie», a déclaré Mme Diab.
«Grâce à ces initiatives, nous réaffirmons notre engagement à soutenir les communautés francophones en situation minoritaire dans leurs efforts pour attirer et intégrer des talents de calibre mondial. Le marché mondial étant concurrentiel et en évolution, les immigrants et immigrantes francophones jouent un rôle déterminant dans la croissance économique du Canada.»
La ministre a également profité de l’occasion pour rappeler que «le Nord de l’Ontario a joué un rôle particulièrement important dans l’histoire de la francophonie ontarienne».
«Depuis des générations, les francophones ont beaucoup contribué au développement du Grand Sudbury, de son économie et de ses institutions. Ici la langue française est présente depuis des générations. On la retrouve dans les écoles, les commerces, dans les institutions, les entreprises et dans les organismes communautaires. Et surtout elle continue de rayonner», a-t-elle souligné.
Mieux préparer et enraciner les étudiants internationaux
Sophie Dallaire, rectrice de l’Université de Hearst a déclaré : «Depuis plus de dix ans, l’Université de Hearst accueille des étudiantes et étudiants internationaux qui contribuent à transformer la mosaïque de notre région. Au fil du temps, ils deviennent nos collègues, nos amis, nos voisins et parfois même des membres de nos familles. En soutenant leur accès à la résidence permanente, ce projet nous permettra de mieux les préparer à s’enraciner ici et à contribuer durablement à l’épanouissement de nos communautés».
Le directeur général de la FCFA, M. Alain Dupuis, a déclaré pour sa part que pour la Fédération des communautés francophones et acadienne, la réussite de l’immigration francophone repose sur deux piliers : l’accroissement du nombre de personnes nouvellement arrivées d’expression française qui s’établissent dans nos communautés, mais aussi la réussite globale de ces personnes qui choisissent nos communautés comme lieu de résidence. «Ce projet touche à ces deux objectifs, en ciblant des pays-sources francophones et en fournissant aux personnes candidates à l’immigration dans ces pays des renseignements et des témoignages sur la vie en français dans nos communautés, ainsi que sur les facteurs de réussite en matière d’établissement», , a-t-il affirmé.
Quant à Anne Patterson, directrice de la recherche et des communications pour le CTIC : «L’économie numérique canadienne contribue de manière considérable à la productivité et à la croissance nationale, stimulant l’innovation et la compétitivité dans l’ensemble des secteurs. À mesure qu’elle se développe, la demande de talents hautement qualifiés et bilingues ne cesse d’augmenter. Le CTIC est heureux d’avoir l’appui de collaborer avec le ministère dans le cadre de cette importante initiative afin de fournir les données nécessaires pour mieux harmoniser l’offre de talents et la demande du marché du travail, renforçant ainsi l’économie numérique canadienne tout en soutenant la croissance des communautés francophones dans l’ensemble du pays ».
Invité par Le Voyageur à commenter cette annonce de nouveaux investissements, le directeur du Réseau de soutien à l’immigration francophone dans le Nord de l’Ontario, Thomas Mercier, a souligné que bien qu’il n’y ait pas de projets financés pour la région de Sudbury, il y en a au moins un pour le Nord de l’Ontario, soit celui de l’Université de Hearst. «Ce projet est important pour la rétention des étudiantes et étudiants étrangers avec des logements de qualité et l’élimination de barrières qui font en sorte d’améliorer leur rétention. Les deux autres projets sont des projets nationaux qui auront un impact sur l’écosystème. Mais c’est sûr qu’on aurait aimé un projet financé localement à Sudbury», a-t-il déclaré