L’annonce a été faite le mercredi 5 août par la ministre de l’Emploi et des Familles et ministre responsable de FedNor, Patty Hajdu, également députée de Thunder Bay—Supérieur-Nord.
Selon un communiqué de l’Agence fédérale de développement économique pour le Nord de l’Ontario (FedNor), le projet vise à fournir une source de chaleur aux bâtiments de la communauté grâce à un système alimenté par de la biomasse.
Le financement annoncé comprend 459 800 dollars déjà accordés en décembre 2025, auxquels s’ajoutent 669 383 dollars annoncés cette semaine dans le cadre de l’Initiative d’énergie propre pour les Autochtones du Nord de l’Ontario (EPANO).
Cette initiative est financée par l’Initiative sur les partenariats stratégiques de Services aux Autochtones Canada et mise en œuvre par FedNor. Elle vise notamment, selon le gouvernement, à mobiliser des investissements supplémentaires pour des projets d’énergie propre dirigés par des communautés autochtones.
Des résidus de bois comme combustible
Le financement doit servir à la planification et à la construction nécessaires à la mise en service du système de chauffage, indique le communiqué.
Une fois en fonction, l’installation devrait utiliser des résidus de bois provenant de la scierie locale comme source de combustible renouvelable.
Le gouvernement affirme que cette approche permettra de créer une «économie circulaire locale», tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et la dépendance de la communauté aux génératrices fonctionnant au diesel.
La ministre Patty Hajdu a présenté le projet comme un exemple de développement économique local reposant sur les énergies renouvelables.
«Bingwi Neyaashi Anishinaabek n’attend pas l’économie de demain, elle la construit», a soutenu Mme Hajdu.
Elle a ajouté que le système de chauffage urbain à la biomasse devait permettre de «fournir une énergie propre à l’ensemble de la communauté, tout en créant des emplois de qualité et de nouveaux débouchés à proximité».
«Les communautés Autochtones montrent la voie»
Le gouvernement fédéral affirme vouloir soutenir davantage de projets d’énergie propre dirigés par les Autochtones afin de favoriser le développement d’infrastructures locales et de renforcer les capacités des communautés.
La ministre des Services aux Autochtones, Mandy Gull-Masty, a notamment souligné le rôle des communautés autochtones dans le développement de solutions énergétiques propres.
«Les communautés Autochtones montrent la voie en matière de solutions d’énergie propre, s’appuyant sur des générations de savoir traditionnel et un profond lien avec la terre», a-t-elle déclaré, selon le communiqué.
Pour Mme Gull-Masty, le projet de Bingwi Neyaashi Anishinaabek illustre également la possibilité de générer des retombées économiques tout en favorisant un environnement plus sain.
Des retombées économiques locales attendues
Le chef de Bingwi Neyaashi Anishinaabek, Paul Gladu, a pour sa part affirmé que la communauté souhaitait conjuguer protection de l’environnement, développement économique et préservation de son identité culturelle.
«Les membres de Bingwi Neyaashi Anishinaabek ont à cœur de renforcer leur identité culturelle, de protéger la Terre mère et d’offrir des possibilités à tous», a indiqué M. Gladu.
Il a ajouté que le partenariat avec FedNor devait contribuer à concrétiser les objectifs de la communauté en matière d’énergies renouvelables.
«Outre la réduction de l’impact environnemental, cette initiative stimulera l’emploi local et générera des retombées financières à long terme pour notre communauté et au-delà», a-t-il affirmé.
L’Initiative d’énergie propre pour les Autochtones du Nord de l’Ontario (EPANO) vise, selon le gouvernement, à offrir un soutien financier et des services d’accompagnement aux projets afin de combler certaines lacunes et de renforcer les capacités des communautés.