Il y a un jeu qui réunit des éléments du hockey et du théâtre : l’improvisation. L’impro est un sport d’équipe comme le hockey, jouer sur une version miniature d’une patinoire sans glace, avec des punitions, une rondelle pour choisir qui commence et un arbitre. Du côté du théâtre comme le nom l’indique, il faut improviser une pièce de théâtre dans un temps donné.
Premièrement, qui a inventé cette idée hors du commun? Robert Gravel, un Québécois, amateur de hockey et aussi le cofondateur du Théâtre Expérimental de Montréal. Né à Montréal le 14 septembre 1944 et décédé le 12 aout 1996, cet homme spectaculaire est devenu un modèle pour plusieurs personnes de la communauté artistique. Il a dit : «Tu as beau penser que tu as improvisé d’une façon impeccable, c’est le public qui a le dernier mot au bout du compte».
Le premier match d’impro a été joué en 1977 à Montréal, au Théâtre Expérimental, et était arbitré par Robert Gravel avec l’aide d’amis comédiens. L’impro est un jeu où il y a deux équipes d’au moins 4 joueurs qui s’affrontent dans une petite patinoire.
Avec une improvisation, l’arbitre va lire une carte qui désigne :
- Le type est soit entre une improvisation comparée, une équipe, ou mixte, les deux équipes improvisent ensemble dans une même improvisation. Il y a saute-mouton, mais c’est très différent des deux autres types.
- Le titre de l’improvisation.
- Le nombre de joueurs qui peuvent participer à l’impro.
- La catégorie, c’est comment l’improvisation va se dérouler. Par exemple ça peut être mimée, chantée, à la manière de…, histoire de pêche et autres.
- La durée est le temps que durera l’impro. En moyenne, les improvisations durent de 30 secondes à 5 minutes, mais ça peut aller plus que 20 minutes.
Quand l’arbitre termine de lire la carte, les deux équipes vont aller à la phase de caucus. Un caucus, c’est un bref moment où les équipes ont le temps de se consulter pour discuter de ce qu’ils vont faire dans leur impro.
Ensuite, si l’improvisation est comparée, l’arbitre va appeler le capitaine de chaque équipe et lancer une rondelle dans les airs comme une pile ou face. L’équipe qui le gagne peut choisir de commencer ou de finir.
Pendant les impros, l’arbitre peut faire plusieurs sons de gazou qui signifie qu’une punition a eu lieu. Par exemple, cabotinage, rudesse, non-respect du sujet, retard du jeu et pour n’en nommer quelques-unes. Enfin, l’impro est suivie par le vote du public pour choisir l’équipe qui a été la plus inspirante ou drôle.
Finalement, je trouve en tant que joueur d’impro qu’elle est sous-estimée et trop peu connue dans les écoles du Canada. Je trouve que ce jeu développe plusieurs compétences comme la créativité, l’esprit d’équipe, la réaction et la pratique de la langue française.
Si l’improvisation vous intéresse, parlez-en à votre école d’ajouter ce jeu comme club d’école et faites-vous une équipe.