Le recteur et vice-chancelier de l’UdeS, Serge Miville, annonçant les 11 nouveaux programmes. À droite, l’élève de l’École secondaire Horizon de Val Caron, qui a sonné la cloche
C’est le recteur et vice-chancelier de l’UdeS, Serge Miville, qui a annoncé la série de mises à jour concernant l’ouverture des portes de l’université à sa première cohorte en septembre 2025.
«On est fiers d’annoncer aujourd’hui l’ajout de 11 nouveaux programmes, options de programmes et certificats à la gamme déjà annoncée en juin», a-t-il lancé sous les applaudissements d’une foule qui ne s’est pas laissé décourager par la pluie battante de ce mercredi matin, les chapiteaux érigés à l’occasion, au pied du bâtiment universitaire, s’étant avérés trop restreint pour la contenir.
Le programme en sciences comporte : un baccalauréat ès sciences (B.Sc.) spécialisé en science de la vie, un baccalauréat ès sciences (B.Sc.) avec majeure en sciences de la vie, un baccalauréat ès sciences (B.Sc.) avec double mineure, une mineure en leadership, une mineure en sciences générales, une mineure en chimie, une mineure en biologie et une mineure en biochimie.
Selon le recteur de l’UdeS, l’ajout de programmes en sciences permet «aux étudiantes et étudiants d’avoir accès à un programme interdisciplinaire qui leur permet de suivre des cours en chimie, en biologie, en biochimie, en pharmacologie, mathématique et physique».
Le programme ès sciences prépare, également, à une multitude de carrières. Il a pour cible «ceux qui cherchent à se lancer en médecine, qui cherchent à se lancer dans une carrière dans les sciences et en recherche et ceux qui cherchent à devenir enseignants et se spécialiser dans l’enseignement des matières de sciences», explique Serge Miville.
Joanne Gervais, directrice générale (DG) de l’ACFO du grand Sudbury
Des partenariats pour les laboratoires
Il reste évident que ce programme requiert une structure, autrement dit des laboratoires et des équipements sophistiqués. Le recteur en semble conscient et dit avoir développé des partenariats stratégiques pour y avoir accès. En revanche, aucun détail n’a été fourni en ce qui a trait aux partenaires potentiels.
Avec cette annonce, les futurs étudiants de l’UdeS auront le choix entre quatre programmes, soit en administration et sciences commerciales, en sciences de la santé, en sciences humaines et sciences sociales et en sciences.
Joanne Gervais, directrice générale (DG) de l’ACFO du Grand Sudbury, a manifesté sa joie, en prenant à son tour la parole : «Finalement, l’an prochain, les jeunes francophones du nord de l’Ontario auront une institution par et pour, ici même dans le Nord».
Mais cette nouvelle ne semble pas pour autant mettre terme aux revendications d’une université au moyen-nord par et pour les francophones. Mme Gervais a dénoncé le fait que 50 ans après, le gouvernement refuse de financer ce projet d’université. «Le gouvernement de l’Ontario refuse de financer une Université de langue française au moyen-nord par, pour et avec les francophones. Ça ne devrait pas nous surprendre! Ça fait maintenant plus de 50 ans qu’on la revendique. On attend toujours», a-t-elle clamé.
De nouvelles bourses pour aider à la réussite
«Ici, on réussit» est désormais le slogan de l’UdeS. Il ne s’agit pas d’un simple slogan, mais d’un engagement de l’établissement envers ses futurs étudiants. «C’est une question d’être par et pour les étudiantes et les étudiants du nord et puis de s’assurer de leur succès. C’est pour cela qu’on s’engage dans cette direction-là. On cherche à vaincre les obstacles financiers et d’apporter le soutien nécessaire pour nos étudiantes et nos étudiants», explique Serge Miville.
Le recteur s’engage à faire de l’UdeS «l’université la plus accessible au pays». Ainsi, l’UdeS propose quatre différentes bourses aux étudiants, soit une bourse d’admission automatique de 12000 $, à raison de 3000 $/an, trois bourses dites «Esprit d’équipe» d’une valeur de 3000 $ accordés aux futurs étudiants nommés et recommandés par le personnel des écoles secondaires francophones et d’immersion du Nord, une bourse nommée «Nouvellement sudburois» aux 50 premiers étudiants qui s’inscrivent à la résidence de l’UdeS et une bourse de 3000 $ accordée aux étudiant-e-s autochtones.
«Ces bourses sont cumulatives : 17000 $ pour l’année sur quatre ans, dont 8000 $ pour l’année 2025-2026. À cela s’ajoutent bien évidemment les bourses internes de l’Université de Sudbury dont celle du programme de Leadership Normand Forest», résume M. Miville.
La fierté se voyait dans les visages des participants au moment du lever du drapeau franco-ontarien
Une identité visuelle transtemporelle
La célébration du jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes était aussi l’occasion pour UdeS de dévoiler sa nouvelle identité visuelle. Celle-ci est ancrée dans l’histoire de la francophonie ontarienne : «l’élément central de cette nouvelle identité visuelle est le plus ancien artefact postsecondaire du nord de l’Ontario, un témoignage de notre résilience. Cette cloche a été créée en 1913 à partir d’une levée collective de notre communauté, à l’époque où le règlement interdisait l’enseignement et l’utilisation du français dans nos écoles ontariennes», décrit le recteur de l’UdeS.
Sur la cloche, nous retrouvons la fleur de lys pour «représenter l’histoire du fait français de notre collectivité », mais aussi «comme la marque universelle de l’existence d’un Ontario français», ajoute-t-il.
Ce sont des élèves franco-ontariens qui «ont choisi cette cloche comme marque identitaire de leur université». Ces jeunes ont également «choisi notre slogan : Ici, on réussit», précise M. Miville. L’UdeS a ainsi accordé le privilège à une élève de l’École secondaire Horizon de Val Caron, habillée en vert et blanc, de sonner la cloche.
L’institution centenaire se redéfinit grâce à «un effort collectif», engageant le personnel, le conseil de gouvernance et surtout les élèves du secondaire de partout en province. «Ils ont tous mis des siens pour que leur établissement soit l’image du rêve que tient cette collectivité depuis plus d’un siècle, à savoir d’établir une université de langue française selon le principe du par et pour, ici dans le Nord».
La nouvelle identité de L’UdeS incarne l’histoire de l’institution, mais aussi son évolution en vue de l’épanouissement de la collectivité francophone du nord de l’Ontario. «Elle représente la permanence du lieu et la résilience de notre société», conclut, fièrement, M. Miville.