Pour bien marquer cette année charnière, l’organisme, en collaboration avec l’Alliance des francophones engagés de Chapleau (AFEC), a présenté un lever de drapeau, un repas et une soirée de musique d’Alexis Normand le 25 septembre.
Les dirigeants tenaient également à souligner les 15 ans de présence du drapeau franco-ontarien devant le Centre civique et bureau municipal.
Fondé en 1974, le Centre Louis-Hémon doit son existence à une dizaine de personnes passionnées de la culture et de la langue française : Pierrette Ouellette (qui siège toujours au conseil d’administration), Diane Beaulieu, le Père Laurent Dubé, Louis Dubé, Hyacinthe Jean, Omer Landry, Louise Mione, Colette Petitclerc, Rosa Pineau, Jocelyne Robitaille et Guy Sinotte.
Au fil des décennies, le regroupement a développé plusieurs activités récurrentes, projets et traditions, et a participé à sa juste part d’événements et de causes importantes.
Que ce soit le Festival de la nature, la reconnaissance des 100 ans depuis le décès de Louis-Hémon, ou bien la manifestation du jeudi noir de 2018 pour le maintien des droits francophones, le Centre a assurément laissé ses traces dans l’histoire de la collectivité.
«Les fondateurs ont créé cet organisme parce qu’ils voulaient offrir aux francophones de la région un endroit où ils pourraient se rassembler et célébrer leur culture», explique la directrice générale, Monique O’Hearn.
«À l’époque, il n’y avait pas vraiment de lieu où les francophones pouvaient se retrouver pour organiser des activités, partager leurs traditions, et renforcer le sentiment d’appartenance à la communauté. Le Centre culturel Louis-Hémon est né de ce besoin, pour donner aux francophones un espace qui leur ressemble, où ils peuvent vivre et promouvoir leur langue et leur culture.»
Panneau du Centre culturel Louis-Hémon et de l’École secondaire catholique Trillium
Faire preuve d’imagination et d’ingéniosité
Le Centre Louis-Hémon, comme la plupart des diffuseurs de spectacles et organisations culturelles en situation minoritaire, fait face à plusieurs défis au niveau de l’engagement du public et de la jeunesse.
La direction tentera néanmoins de trouver des solutions pour améliorer la participation, tout en restant vigilante par rapport à la précarité de leur financement.
«Il est important de créer un endroit accueillant qui donne envie aux nouvelles générations et aux familles de venir participer. Pour cela, nous devrons diversifier notre programmation et proposer des événements qui les intéressent», reconnait Mme O’Hearn.
«Nous espérons qu’il n’y aura pas de coupures de financement, car cela pourrait affecter nos activités. La survie de notre Centre dépend de notre capacité à nous adapter et à continuer d’offrir des services de qualité à notre communauté», remarque-t-elle.
«Nous sommes prêts à relever ces défis ensemble en travaillant fort et en trouvant de nouvelles façons de promouvoir la culture francophone. L’avenir semble prometteur si nous unissons nos efforts pour faire du Centre un lieu vivant et apprécié de tous.»
Au cours de la saison 2024-2025, le Centre culturel Louis-Hémon présentera ses spectacles habituels, son Média Bingo mensuel, un concours de chasse et Bal des chasseurs, et une activité extérieure pour souligner à nouveau le 50e anniversaire dans le cadre de la St-Jean.