Tel était le thème de la 13e semaine nationale de l’immigration francophone, qui s’est tenue du 2 au 8 novembre cette année, et qui a été marquée par de nombreux événements tant au niveau national qu’à l’échelle régionale.
Les événements avaient pour but de relater la contribution des personnes immigrantes à la vitalité culturelle, sociale et économique de la francophonie canadienne, ainsi que de sensibiliser la population à l’inclusion, la diversité et l’équité.
Alors que le sentiment national devient de plus en plus anti- immigration, animé sans doute par les politiques et les déclarations du président des États-Unis, Donald Trump, il est bon de se rappeler toutes les contributions qu’apportent les nouveaux arrivants à l’ensemble du Canada, ainsi que dans le Nord de l’Ontario.
Les personnes immigrantes contribuent au niveau économique en acceptant des emplois que plusieurs Canadiens et Canadiennes ne veulent pas. Les personnes contribuent à la vitalité de la langue française, alors que, dans plusieurs régions hors Québec, elle est en proie à l’assimilation.
Les personnes immigrantes apportent de nouvelles valeurs culturelles à la francophonie canadienne. En somme, leurs contributions s’étalent sur plusieurs niveaux et dans plusieurs domaines, et apportent ainsi une nouvelle richesse à la francophonie canadienne et ontarienne.
Il y a lieu de se réjouir du fait qu’en 2024, le pourcentage de nouveaux arrivants francophones a atteint 7,1 % du total de personnes immigrantes, alors que la cible était de 6%.
En 2025, la cible a été fixée à 8,5 %, en 2026 à 9,5% et en 2027 à 10 %. Il faut toutefois noter que ces pourcentages n’augmentent qu’en partie parce que le gouvernement fédéral a baissé le nombre de personnes immigrantes qu’il veut accueillir au cours des trois prochaines années. Le gouvernement justifie cette baisse en mentionnant la crise du logement à l’échelle du pays. Il vise à réduire le nombre de résidents permanents à 380 000 par année, jusqu’en 2028. Il a l’intention de réduire le nombre de résidents temporaires (étudiants et étudiantes, travailleurs et travailleuses temporaires)de 673 650 en 2025 à 385 000 en 2026, puis à 370 000 en 2027 et 2028. Il est à espérer que cette baisse de nouveaux arrivants ne soit pas une réaction au sentiment anti-immigration qui semble se dessiner au pays.
Dans le Nord de l’Ontario et un peu partout au pays, l’infrastructure d’accueil des nouveaux arrivants s’est améliorée. Le Réseau de soutien à l’immigration francophone du Nord de l’Ontario (Réseau du Nord) a mis sur pied, au cours des dernières années, plusieurs mesures d’accueil des nouveaux arrivants de langue française. Il faut maintenant s’assurer que cet accueil se transforme en un niveau acceptable de rétention. Il serait dommage qu’un sentiment anti-immigration se développe au point où il viendrait neutraliser tous ces efforts d’accueil et de rétention.