Dans le cadre de son plan en vue de protéger l’Ontario, le gouvernement allège le fardeau bureaucratique et rationalise les autorisations afin de construire des mines plus rapidement, ce qui rendra les économies de l’Ontario et du Canada plus résilientes et plus autosuffisantes. Aujourd’hui, le ministre de l’Énergie et des Mines, Stephen Lecce, était à Sudbury pour souligner les avantages pour les collectivités du Nord du projet de Loi pour protéger l’Ontario en libérant son économie. Cette loi proposée créerait un cadre appelé « Un projet, une évaluation »
L’objectif de cette loi est de réduire les temps d’examen de la part du gouvernement d’au moins 50 % et de permettre les premières pelletées de terre dans le Cercle de feu et dans des projets miniers partout en Ontario.
«Nous accélérons rapidement le développement responsable des minéraux critiques et nous nous dirigeons vers une nouvelle réalité d’autosuffisance», a-t-il déclaré.
«Ce plan mettra fin au processus bureaucratique qui peut prendre 15 ans pour ouvrir une mine en Ontario. Il fera de l’Ontario l’endroit le plus attrayant pour investir, créer des emplois et intensifier le développement responsable des ressources».
Les processus actuels d’émission de permis et d’autorisation des projets de mines exigent plusieurs niveaux d’approbation de la part de plusieurs ministères. Le nouveau modèle d’autorisation proposé réduira toutes les autorisations en un seul processus coordonné par une équipe spécialisée, dont le responsable appartiendra au ministère de l’Énergie et des mines.
Cette approche, a affirmé M. Lecce, devrait accélérer le processus, tout en préservant les normes environnementales robustes de la province et ses obligations envers les communautés autochtones.
Selon le ministre du Développement et de la croissance économique, «cette loi créera un environnement clair et prévisible pour les entreprises et les collectivités désireuses de construire et de libérer la puissance économique de l’Ontario et du Nord».
Le gouvernement a également dévoilé «un plan intégré de délivrance de permis afin de réduire considérablement le nombre de permis et mettre en œuvre des indicateurs de rendement ainsi que des normes de service liant les parties, les premiers en leur genre, afin de raccourcir les calendriers d’ensemble des projets».
Si le projet de loi est adopté, souligne la même source, «12 projets d’exploitation de minéraux critiques et d’or profiteront immédiatement de ces mesures audacieuses pour extraire et mettre en marché leurs produits plus rapidement».
«L’engagement de la province à accélérer la mise en valeur responsable de l’approche ‘’Un projet, une évaluation’’ constitue une bonne nouvelle pour la Ville du Grand Sudbury où les mines sont en fait une pierre angulaire de notre économie», a affirmé le maire Paul Lefebvre, ajoutant que «la certitude et la vitesse en ce qui concerne les permis sont essentiels pour libérer pleinement notre potentiel en minéraux critiques’.
En simplifiant le processus de délivrance des permis, l’Ontario renforce sa position, en fait, de destination de premier plan pour l’investissement minier. Ceci devrait rendre plus facile pour les entreprises d’embaucher et d’exécuter des projets dans des communautés comme Sudbury, a conclu le ministre Lecce.
«Nous félicitons le gouvernement de l’Ontario de présenter cette loi. Le contexte géopolitique actuel exige que la province donne à nos chaînes d’approvisionnement accès à des minéraux et des métaux exploités de manière viable. Il s’agit d’un pas en direction de déclarer l’industrie minière une priorité stratégique, de permettre à l’Ontario de régler les problèmes d’autorisation multi-ministérielles à l’interne et de placer la provision en position de chef de file dans cette industrie vitale», a commenté Priya Tandon, présidente de l’Ontario Mining Association.
Quant au député de Sault Ste-Marie à l’Assemblée législative de l’Ontario et adjoint parlementaire du ministre de l’Énergie et des mines, M. Chris Scott, si cette loi est adoptée, elle changera les choses pour le Nord de l’Ontario. «En éliminant le fardeau bureaucratique et en adoptant le rythme d’activités des entreprises, notre gouvernement place le Nord au cœur de l’avenir économique de la province. Rationaliser les autorisations dans le secteur minier signifie plus d’emplois, plus d’investissements et une plus grande souveraineté économique».
L’activité minière en Ontario soutient 31 000 emplois et 46 000 emplois associés à la transformation des minéraux, ainsi qu’aux approvisionnements et services du secteur minier. Environ deux-tiers des emplois miniers directs de la province se trouvent dans le Nord.