«Des conteurs et conteuses ont présenté de véritables menteries et ont tenté d’enfirouaper le public avec leurs histoires presque crédibles» et «où la vérité n’est pas tout à fait vraie et le mensonge pas tout à fait faux».
La soirée s’annonçait courte avec seulement trois participants.es, sauf que l’animateur, M. Alexandre Matte, a réussi avec brio à captiver l’auditoire par ses farces et ses contes entre chaque histoire des participants.es et au moment de délibérer pour les juges. Pour agrémenter la soirée, M. Paul Lemelin, violoniste hors pair, a accompagné à l’arrière-plan, ici et là durant la soirée.
Les sujets étaient aussi variés les uns que les autres. Le premier à monter sur scène était nul autre que le gagnant de l’an passé, M. Bernard Paquet, de Rockland, membre du Cercle des conteurs et des conteuses de l’est de l’Ontario (CCCEO), en plus d’être le président de TVC 22 Rockland, la seule télé communautaire francophone hors Québec. Au début de sa prestation, il a fait rire l’auditoire en disant que le niveau de moralité à Sudbury laissait à désirer et que lui, il avait une vérité accumulée (en parlant de son bedon). Son histoire gravitait autour de deux amis qui travaillent avec l’intelligence artificielle et qui ont inventé un robot qui détecte les mensonges sous différentes circonstances.
La deuxième participante était Mme Jeannette Castonguay, de Chelmsford, une institutrice à la retraite et présidente du Club 50. Sa petite-fille a mentionné à son sujet qu’elle était une «femme à tout faire en tout temps». Au tout début, son histoire était au sujet de sa grand-mère, originaire de France. Elle a également parlé de son père Donald. C’était difficile de cerner ce qui était vrai et ce qui était une menterie, tellement le tout était étroitement entrelacé.
Le troisième participant était M. Luc Hamelin, également de Chelmsford. Ce qui était particulier de M. Hamelin, c’est qu’il est collectionneur de brouettes. Son histoire relevait d’un incident, à la fois triste et hilarant, qui s’était déroulé au chalet avec trois toilettes bloquées et l’aventure qui s’en est suivie pour les débloquer.
Le temps était venu de déclarer les gagnants, une décision loin d’être facile pour le jury composé de Messieurs Roger Dallaire, Maxime Cayouette (juge partenaire) et Michel Courchesne. Les critères de sélection des gagnants.es étaient bien établis comme le temps alloué qui devait se chiffrer entre sept à neuf minutes, la cohérence de l’histoire, la capacité de capter l’attention du public, le dénouement inattendu, l’histoire imaginative et originale, ainsi que l’évaluation de l’ensemble, soit l’appréciation personnelle du jury.
Après avoir obtenu le 2e prix deux ans consécutifs, Mme Jeannette Castonguay a décroché cette année la 1ère place, à titre d’enfirouapeur-en-chef. Elle s’est méritée une bourse en argent de 100 $ en plus d’un laissez-passer pour la prochaine édition du festival, ainsi qu’une invitation à présenter au prochain festival et surtout, la reconnaissance d’être un champion menteur. Mme Castonguay, la grande gagnante du concours, avait ceci à dire au sujet de cette soirée : «Je me suis bien amusée, un beau défi; on va continuer à s’amuser, à partager nos belles histoires». Mme Castonguay tenait à mentionner qu’elle a pris en considération les précieux conseils offerts par M. Roger Dallaire, lors de ses ateliers, et qu’ils ont en toute évidence contribué à son succès.
Le titre de Fieffé menteur (2e place) a été mérité par M. Bernard Paquet, avec une bourse en argent de 75 $ et un laissez-passer pour la prochaine édition du festival. On ose croire qu’il sera de retour l’an prochain pour tenter de se réapproprier la première place.
Le titre de Tordeur de réalité (3e place) a été remis à M. Luc Hamelin, avec une bourse en argent de 50 $.
La soirée fut bien appréciée de tous et sera sûrement de retour l’an prochain pour une autre édition du Concours international franco-ontarien de la plus grande menterie. «Cet évènement rassemble l’esprit festif et l’imagination débridée qui font la richesse de notre tradition orale», rappelle le CFOF.