le Samedi 18 juillet 2026
le Mercredi 22 octobre 2025 11:00 Éditorial

L’importance de soutenir Kap Paper

Éditorial

L’importance de soutenir Kap Paper
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La décision des gouvernements fédéral et provincial de mettre la main à la poche et de soutenir aux moyens d’un prêt de 30 millions $ l’usine de pâte et de papier Kap Paper de Kapuskasing est à saluer, en ce sens que cela permettra de sauver 450 emplois directs. 

 

Nul doute que la fermeture de ce fleuron de l’industrie régionale aura eu des impacts qui dépassent largement le seul avenir des employés concernés et leurs familles. 

 

Car, la perspective pour un certain nombre de ces travailleurs et de leurs familles de devoir déménager de la région pour trouver ou entamer un nouvel emploi ailleurs, fera perdre aux écoles de la région des élèves, aux commerces des clients, aux municipalités des contribuables et la liste reste longue. Parce que, disons-le, la région de Kapuskasing ne dispose pas d’autres débouchées en matière d’emploi à même d’absorber une telle masse salariale. 

 

Aussi, pour ceux qui ne trouveront pas d’alternatives ailleurs, c’est le chômage qui les attend, avec le risque d’une descente aux enfers d’un point de vue social.   

 

Les répercussions se feront alors ressentir sur toute la région, car la prospérité des uns repose sur celle des autres, ce qui est valable aussi pour le bien-être et la sécurité collectifs. 

 

Le Nord de l’Ontario souffre déjà d’assez de monde en situation d’itinérance, pour que l’on puisse se permettre de rester passifs face à une situation qui pourrait jeter des familles entières à la rue. 

 

Les gouvernements fédéral et provincial qui multiplient, ces derniers mois, des financements pour soutenir le développement du Nord de l’Ontario, appuyant des initiatives locales, des entreprises et des emplois, savent très bien que Kap Paper soutient également, et de façon indirecte, pas moins de 2 500 emplois dans le Nord. 

 

La fermeture de l’usine aurait donc menacé, même si c’est partiellement, la pérennité d’autres emplois à travers tout le nord de la province. 

 

Et comme l’économie et l’essor des communautés du Nord de l’Ontario sont interconnectés, les dégâts auraient été autrement plus importants. 

 

C’est pour cela que d’une manière ou d’une autre, les gouvernements fédéral et provincial sont gagnants dans l’affaire : mettre 30 millions $ aujourd’hui sur la table pour soutenir des emplois en place, c’est mieux que de devoir financer, et plus cher, les maux de la pauvreté plus tard.